Crédit:André-Olivier Lyra
Salon International des Vins et Spiritueux de Québec, Édition 2015

Conseils raisonnés : Les salons des vins où la dégustation a bien meilleur goût

Il est très rare que le représentant d’un organisme pastiche son propre slogan. C’est toutefois un artifice qui s’impose lorsque l’on évoque les salons des vins, des spiritueux ou des bières. À moins d’exceptions malheureuses et notables, ces événements représentent la quintessence de la culture du goût au détriment de celle de l’ivresse.

Dans la culture du goût, on boit parce qu’on apprécie les produits que l’on déguste et l’on sait que si l’on boit trop, on perd précisément le sens du goût, alors que c’est ce que l’on recherche. Dans la culture de l’ivresse, on favorise la quantité plutôt que la qualité, on ne recherche que l’effet de l’alcool, peu importe le goût du produit. Le vieil adage français tiré d’un vers d’Alfred de Musset « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse » illustre bien cette approche. À cet effet, je me dois de rapporter cet événement qui illustre admirablement la différence entre les deux cultures. Un soir, en Norvège, lors d’un souper avec un collègue, je commande un verre de vin blanc pour accompagner mon plat de poisson. Mon interlocuteur, surpris, me signale qu’il ne boira pas, car il doit conduire.

Lorsque je lui fais remarquer que, s’il faisait comme moi, il aurait assurément métabolisé son verre à l’heure du départ, il en convient mais me lance : « oui, mais avec un seul verre, je ne serai jamais saoul et pourquoi donc boire, sinon pour se saouler? » Quand je lui réponds « à cause du bon goût du produit qui vient compléter les saveurs du repas », il me rétorque tout de go : « ben voyons, tout ça goûte la même chose! ». Édifiant…

Le Salon international des vins et spiritueux de Québec, qui se tient tous les deux ans (prochaine édition du 28 au 30 avril 2017), a très rapidement gagné ses lettres de noblesse et s’est imposé comme le rendez-vous incontournable des amateurs de la région de la Capitale-Nationale, comme, de plus en plus, de partout au Québec. Ce n’est pas sans raison. Il y a la variété des produits offerts, l’organisation professionnelle qui le caractérise, mais il y a aussi — surtout, devrais-je écrire — l’esprit dans lequel il se déroule et ce qu’il représente pour les consommateurs.

Le Salon n’est pas un lieu où l’on vient boire. C’est un endroit où l’on vient déguster. Ce n’est pas la quantité que l’on y recherche, mais la qualité. Ce n’est pas une occasion d’intoxication; c’en est une de découvertes.

Une ode à la culture du goût par opposition à celle de l’ivresse et une illustration vivante que la modération a bien meilleur goût.

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Par Hubert Sacy, Directeur général, Éduc'alcool

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