Vinistar : Pénélope McQuade, Le vin en mode gourmandise

Son petit cellier d’une soixantaine de bouteilles est toujours bien garni et sa terrasse fleurie est l’oasis où elle se réfugie pour un verre de vin avec son amoureux ou des soirées animées au cours desquelles elle sert champagne et bloody ceasar  à ses invités. Avec un carnet de bonnes adresses digne d’une critique gastronomique, elle ne rate jamais une occasion de s’instruire sur les alcools auprès des sommeliers qu’elle côtoie. Bienvenue dans l’univers gourmand de Pénélope McQuade, pour qui le verre et la fourchette sont des ingrédients essentiels au bonheur.

Si je le pouvais, je passerais ma vie dans les restos, matin, midi et soir! » lance Pénélope McQuade en guise d’introduction, son frappé vert santé à la main, pendant que nous terminons les préparatifs du shooting photo. La populaire animatrice est arrivée au Bouillon Bilk, boulevard Saint-Laurent, avec deux robes plutôt qu’une parce qu’elle voulait offrir à notre photographe le meilleur choix possible pour la séance de photos sur un thème estival. Une vraie joueuse d’équipe!

Des restos favoris

L’électrisante Pénélope se décrit comme une grande gourmande : « Je vis pour boire et manger. Pour moi, c’est l’ultime apaisement, le meilleur remède contre le stress et une belle façon d’être avec mes proches. » Elle avoue une préférence pour tout ce qui est gras, salé et sucré, à commencer par les hot-dogs garnis de ketchup, de fromage orange et de cornichons qu’elle aime préparer l’été sur le barbecue de sa terrasse. Elle apprécie aussi les restos raffinés comme le Bouillon Bilk et ses belles assiettes fraîcheur, sa carte des vins inventive et le dynamisme de son équipe. Le Filet, Le Serpent et le restaurant japonais Azuma comptent également parmi ses favoris. Elle fréquente les bistros de quartier, comme La Salle à Manger, avenue Mont-Royal, et Chez Bouffe, où les fish and chips seraient les meilleurs en ville.

Santé au menu

Cela dit, cette dynamo hyper-organisée ne fait pas qu’écouter ses envies ou passer sa vie au resto : « J’ai appris que, si je ne prends pas soin de moi dans le marathon qui débute (cinq émissions par semaine devant public pendant cinq mois), mon corps va me le faire payer cher. J’ai donc éliminé les sucres raffinés et les aliments transformés et j’ai ajouté des grains entiers, des légumes, des graines de chanvre et des légumineuses à mon alimentation. » Au resto, elle mange légèrement et boit moins de vin. « J’ai beaucoup plus d’énergie et d’endurance; c’est comme si cela venait amplifier les bienfaits de mon entraînement physique quotidien », explique celle qui, sans être une cuisinière chevronnée, n’en a pas moins suivi des cours avec le chef Jonathan Garnier, de La Guilde culinaire, pour bien maîtriser ses bases. Abonnée à l’année aux paniers bio, Pénélope McQuade est passée maître dans l’art d’assembler des plats colorés, tout en fraîcheur, mais faciles à réussir.

« Je suis une passionnée de cuisine méditerranéenne, avec ses belles salades, ses épices comme le sumac ou le ras-el-hanout et ses contrastes de saveurs, explique la jeune femme. Je vais souvent au resto libanais Daou et au Byblos, rue Laurier Est, pour déguster l’omelette au feta d’Emela, la propriétaire. » Quand Pénélope reçoit, il y a d’ailleurs fort à parier qu’on retrouvera un houmous à la betterave et au cumin, des kebabs ou une salade de melon au feta et à la menthe sur sa table. Elle raffole des recettes du chef israélien Yotam Ottolenghi et elle lit fidèlement les chroniques culinaires de la blogueuse Christelle Tanielian. Elle puise aussi de l’inspiration auprès de Ricardo et de Jamie Oliver. Ses dernières créations comprennent une soupe de lentilles au lait de coco, au cumin et au piment, une chaudrée de maïs au poulet, des scones, des petits pains, des miniquiches et un poulet Maryland parfumé à la banane. « J’ai aussi un faible pour la cuisine thaïe et indienne. Ce sont deux pays que j’ai visités où la cuisine m’a vraiment emballée par sa fraîcheur et sa variété, surtout en Inde », précise Pénélope, qui dit choisir ses destinations en fonction de leur potentiel culinaire autant que pour les possibilités d’y pratiquer la plongée sous-marine, une autre de ses passions. La Jordanie et ses grillades lui a ont beaucoup plu, tout comme sa découverte des tapas et des vins espagnols à Barcelone, il y a une douzaine d’années, avant que ce soit la mode à Montréal.

Vins nature

En dépit de son sérieux virage santé, le métier et le style de vie de Pénélope l’amènent à passer beaucoup de temps au resto, où elle déguste le plus possible de bons vins d’importation privée : « Je suis le genre de cliente qui aime demander conseil au sommelier et goûter des produits originaux, surtout les vins nature de petits domaines. » À la maison, l’animatrice vedette tient un cellier d’une soixantaine de bouteilles, qu’elle garnit par des virées régulières (ses razzias, comme elle les appelle) à ses succursales SAQ favorites. Elle utilise aussi une application pour cellulaire qui lui permet d’être informée des derniers arrivages. « Mon conjoint et moi avons longtemps été des amateurs de rouge. Mais récemment, on a plutôt tourné notre intérêt vers les blancs. J’ai des goûts particuliers, avec une préférence pour les vins très minéraux, comme les rieslings. » À l’inverse, les vins boisés la rebutent; un chardonnay californien vieilli en fût de chêne, très peu pour elle! « Les notes de banane ou de pêche me lèvent le cœur, mais j’aime bien quand il y a des arômes de fleurs blanches ou une acidité d’agrumes. Je ne bois pas de rosé, mais j’apprécie le chenin blanc sud-africain», constate celle qui se défend d’être une connaisseuse.

Pinot noir et Amarone

Côté vin rouge, la préférence de Pénélope va au pinot noir de l’Oregon ou de l’État de Washington, et les vins canadiens qu’elle a dégustés jusqu’ici l’ont vraiment charmée. Elle dit adorer ceux de l’Okanagan, comme le Osoyoos Larose, ou des vins de la péninsule du Niagara, qu’elle a déjà visitée, tels le pinot noir du Clos Jordanne ou le riesling Tawse. « J’aimerais bien aller faire une tournée du Prince Edward County prochainement », confie-t-elle. Quand elle va à New York, elle s’arrête au Chelsea Market pour acheter quelques bouteilles des Finger Lakes. À son intérêt pour les blancs légèrement oxydatifs et les pinots noirs nord-américains s’ajoute une véritable passion pour l’amarone, ce capiteux rouge de valpolicella, que l’animateur Guy Mongrain lui a fait découvrir : « J’ai été conquise dès la première gorgée par son côté à la fois riche, concentré et très intense, doublé d’une magnifique vivacité. C’est un vin qui a de la fougue et de la nuance. J’aime penser aux raisins qu’on fait un peu sécher pour concentrer leurs arômes et leur saveur, comme pour le vin de paille du Jura. »

Des bulles, s’il-vous-plaît!

Autre coup de cœur phénoménal pour cette fille qui aime faire la fête : les bulles. « Je sers souvent un mousseux ou un champagne en mangeant parce que c’est polyvalent à table et qu’il y a des découvertes formidables à faire à des prix incroyables », explique-t-elle. Elle en veut pour exemples le mousseux du Domaine de la Renardière, le Roederer Estate Brut d’Anderson Valley, le Rapet Père et Fils ou ces bulles grecques dénichées pour faire plaisir à son père (NDLR : l’animateur et conférencier Winston McQuade) pour ses 70 ans parce qu’il est un amoureux de la Grèce. « C’était citronné et vif, bien sec, un vrai délice! s’exclame Pénélope McQuade. À Noël, la tradition chez nous, c’est de servir le Argyle Vintage Brut, des bulles à base de pinot noir et de chardonnay de la Willamette Valley, dans l’Oregon, qui se vendent une trentaine de dollars. » Mais quand Pénélope veut se gâter, elle s’offre un champagne Egly-Ouriet, que lui a fait découvrir son amie Chrystine Brouillet.

Roederer Estate Brut Anderson Valley, Vin mousseux, États-Unis, Code SAQ : 294181, 37,50 $

Egly-Ouriet Tradition Grand Cru Brut, Champagne, France, Code SAQ : 11538025, 97,50 $

L’équipe d’Exquis…

… à l’instar de Pénélope McQuade, est fière de mettre la main à la pâte et d’appuyer à son tour la cause du futur Centre intégré de cancérologie  de la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, marrainé par Dominique Michel. Pour faire un don, c’est facile. Il suffit d’aller au jappuiedodo.com.

Par Anne-Louise Desjardins

Inscrivez-vous au Club XKI c\\\

Autres articles de la même catégorie

Ils forment l’un des couples chouchous des Québécois. René Simard et Marie-Josée Taillefer nous ont ouvert les portes de leur territoire épicurien.

Dominique Michel interprète le rôle le plus important de sa carrière : celui d’ambassadrice de la lutte contre le cancer pour la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Recette sur mesure : Domaines Paul Mas vin blanc
Cavavin cellier vin publicité
Prix du public bière
  • UN MONDE EXQUIS INC.
  • 3425, BOUL, WILFRID-HAMEL
  • SUITE 102
  • QUÉBEC, QC, G1P 2J3
  • CANADA
© Exquis. Tous droits réservés.